Playa de La Arena
Sable volcanique noir · Ouest
Le sable volcanique noir est l'empreinte vivante des éruptions qui ont forgé l'île. Voici toutes les plages de sable noir, classées par popularité.
Sable volcanique noir · Nord
Le sable noir de Tenerife n'est pas une curiosité esthétique : c'est l'héritage direct des éruptions volcaniques qui ont construit l'île sur des millions d'années. Lorsque la lave basaltique — riche en fer et en magnésium — entre en contact avec l'océan, elle se fragmente en milliards de particules fines et sombres. Ce processus de refroidissement brutal crée les granules caractéristiques que l'on retrouve sur les plages du nord et de l'est de l'île.
Tenerife est née d'un point chaud volcanique sous la plaque africaine. Le Teide, stratovolcan de 3 715 mètres, est la preuve la plus visible de cette activité. Les coulées de lave qui ont dévalé ses flancs pendant des siècles ont formé les côtes nord et est, donnant naissance aux plages volcaniques que l'on visite aujourd'hui. Les plages de sable doré — comme Teresitas ou Las Vistas — sont, elles, artificielles : leur sable a été importé du Sahara dans les années 1970 pour développer le tourisme balnéaire au sud.
La première différence que remarquent les baigneurs est la chaleur. Le sable noir absorbe davantage la radiation solaire que le sable clair. Par une journée ensoleillée de juillet, la surface d'une plage volcanique peut dépasser 60 °C. Marcher pieds nus sans chaussures adaptées est déconseillé aux heures les plus chaudes — entre 12h et 16h. En contrepartie, le sable noir reste chaud plus longtemps en soirée, ce qui en fait des plages particulièrement agréables en fin de journée.
La texture est également différente : les granules basaltiques sont plus grossiers que le sable de quartz. Cette rugosité peut surprendre au premier contact mais elle n'est pas désagréable. En revanche, les familles avec de jeunes enfants doivent être attentives : le sable foncé chauffe vite sous les pieds des tout-petits et peut être difficile à détecter dans les yeux.
Sur le plan esthétique, le contraste du sable noir avec l'eau turquoise et les rochers ocre crée des paysages photographiques inoubliables. Les plages volcaniques du nord — Benijo, El Bollullo, Almáciga — sont parmi les plus spectaculaires de l'Atlantique.
Au nord, Playa de Benijo est la référence absolue : une étendue sauvage de sable noir au pied des falaises d'Anaga, classée dans l'une des biosphères les plus préservées d'Europe. L'accès est possible en voiture depuis Taganana. La mer y est souvent agitée — elle est déconseillée aux nageurs débutants mais parfaite pour les bodyboarders. Playa Jardín, à Puerto de la Cruz, propose une expérience plus urbaine : aménagée par le botaniste César Manrique, elle est idéale pour les familles qui souhaitent la commodité d'une plage en ville.
À l'est, El Bollullo est accessible uniquement à pied depuis La Orotava — une marche de 20 minutes qui récompense par une crique isolée entourée de rochers noirs et de végétation tropicale. Almáciga, dans le Parc Rural d'Anaga, est une autre option pour ceux qui cherchent à fuir les foules, avec un village de pêcheurs authentique en toile de fond.
Au sud, le sable naturel noir est plus rare — la plupart des plages touristiques ont été réensablées avec du sable saharien. Quelques criques accessibles depuis Los Gigantes ou Santiago del Teide conservent leur caractère volcanique originel. Ces plages sont moins fréquentées et nécessitent souvent un véhicule.