Le timple est l'instrument de la música folclórica canaria, cinq cordes, son clair et rythmé, présent dans les guachinches, les romerías et les fêtes de village de toute l'île. Proche du ukulélé par la taille, il s'en distingue par une corde supplémentaire et un dos bombé qui lui donne une résonance plus ronde.
Contrairement à une guitare classique, le timple est plus petit, avec un dos bombé (d'où son surnom affectueux de camellito, petit chameau). Il se joue souvent en grattant ou en pinçant, et son accordage particulier (G-C-E-A-D) donne cette brillance typique qui fait danser tout le monde. Symbole fort de l'identité canarienne, il représente à la fois l'héritage espagnol et l'adaptation insulaire. Beaucoup de familles ont un timple à la maison, et les artisans locaux continuent d'en fabriquer avec des bois comme le pin ou l'ébène.
Le timple standard a cinq cordes (parfois quatre dans le nord de Tenerife), accordé G-C-E-A-D. Ses 60-65 cm le rendent plus compact qu'une guitare et facile à transporter en cabine. La table est en épicéa ou pin, le dos bombé en bois dense. Il joue tous les genres de la musique folklorique canarienne, isa, folía, malagueña. La fabrication artisanale est historiquement concentrée à Lanzarote, mais Tenerife compte plusieurs bons luthiers. Comptez 80 à 150 € pour un modèle d'entrée de gamme, 250 à 450 € pour un instrument artisanal.
Au XXe siècle, l'instrument était considéré comme un « outil de paysans » et risquait de disparaître. Totoyo Millán a initié le renouveau folklorique dès les années 1950. Benito Cabrera a ensuite porté le timple dans des salles de concert européennes, jouant avec des orchestres symphoniques et lui donnant une légitimité académique. Los Sabandeños, groupe de musique canarienne, ont popularisé le répertoire traditionnel auprès d'un public bien plus large.
Le timple est-il vraiment comme un ukulélé ?
Pas exactement. Il lui ressemble par sa taille et sa facilité de prise en main, mais il possède cinq cordes au lieu de quatre et un dos très bombé qui amplifie le son de façon plus ronde. Le jeu est différent : on utilise souvent les ongles ou un plectre fin. Si vous jouez déjà du ukulélé, vous prendrez vos marques rapidement sur les quatre cordes communes, mais la cinquième change vraiment la couleur musicale et le répertoire.
Peut-on ramener un timple en avion sans problème ?
Oui, tout à fait. La plupart des compagnies acceptent le timple en bagage cabine car il est petit et léger (dans un étui rigide ou souple renforcé). À l'aéroport de Tenerife Sud ou Nord, pas de souci particulier déclaré. Beaucoup de touristes français, belges et suisses en ramènent chaque année. Si vous l'achetez sur place, demandez un certificat d'artisanat si possible, cela facilite parfois le passage en douane, même si ce n'est pas obligatoire pour un instrument traditionnel.
- La Orotava : ville historique pleine de guachinches où l'on joue souvent du timple.
- Icod de los Vinos : visite du Drago Milenario + balade dans le centre avec ambiance musicale locale.
- Romerías et fêtes de village dans le nord : l'occasion parfaite pour voir le timple en action dans son contexte le plus authentique.
