À environ 990 m d'altitude, le Pico del Inglés est l'un des miradors les plus visités du massif d'Anaga, classé Réserve de Biosphère par l'UNESCO. Par temps clair, la vue porte sur toute la péninsule d'Anaga, Santa Cruz, La Laguna et le Teide. Par visibilité exceptionnelle, on aperçoit même Gran Canaria. Quand les nuages s'accumulent en contrebas, l'effet de mer de nuages est saisissant.
Le meilleur moment est tôt le matin ou en fin d'après-midi, en milieu de journée les nuages couvrent souvent le mirador. La route d'accès finale (TF-114, embranchement depuis la TF-12) est étroite et sinueuse, conduisez lentement. Il n'y a pas de restauration fiable sur place (un kiosk peut être ouvert de façon irrégulière, souvent fermé), emportez de l'eau. Pour un café ou un repas, arrêtez-vous à Cruz del Carmen, sur la TF-12 avant l'embranchement TF-114.
Le phénomène vient des alizés qui poussent l'humidité contre le relief d'Anaga. En été surtout, il se forme souvent entre 10h et 14h, recouvrant la côte d'un tapis blanc pendant que le mirador reste au-dessus, au soleil. Certains jours, les nuages montent plus haut et couvrent tout : ne partez pas déçu si c'est le cas, la nature ne se réserve pas.
Le Pico del Inglés n'est pas le point de départ du Sendero de los Sentidos ni du chemin vers Chinamada : ces deux départs se trouvent à Cruz del Carmen, un peu plus loin sur la TF-12. Le secteur du Pijaral, avec sa forêt primaire, se rejoint depuis Bailadero et nécessite une autorisation du Cabildo. Depuis le mirador lui-même, un réseau de sentiers rejoint le massif d'Anaga, notamment le PR-TF 2 entre Taborno et Valleseco : renseignez-vous sur place ou sur une carte du Cabildo avant de partir.
La forêt qui entoure le mirador est un vestige de la laurisilva qui couvrait le bassin méditerranéen il y a plusieurs millions d'années. Elle a survécu ici grâce à l'humidité constante apportée par les alizés, un microclimat que la déforestation a fait disparaître presque partout ailleurs en Europe.
